Le pique-nique d’unité et de solidarité du peuple de Dersim ne peut pas être interdit !

C’est notre appel au public et à notre peuple
Notre pique-nique d’unité et de solidarité, qui se tient traditionnellement depuis 32 ans, devait se tenir dans la forêt d’Aydos d’Istanbul le dimanche 22 mai 2022 cette année. Le dernier jour, une interdiction a été déclarée par le Gouvernorat d’Istanbul, 24 heures avant le pique-nique. Aucune raison de ce genre n’a été créée pour ces activités et d’autres similaires en 32 ans, et aucun problème n’a été rencontré lors d’un pique-nique organisé depuis 32 ans. Ces interdictions par l’AKP ces dernières années sont le produit du sophisme des démocraties avancées.

Tout d’abord, le fait que cette décision ait été reportée au dernier jour, que tous les préparatifs soient ignorés, la volonté de nos membres de se rassembler en raison de la pandémie et, surtout, que nous subissions un fardeau économique très lourd, montre que le l’action entreprise est loin de toutes sortes de bonnes intentions.

La raison avancée est qu’ils n’ont pas pu sécuriser notre pique-nique Unité et Solidarité. C’est une violation des normes juridiques fondamentales que ceux qui sont chargés de prendre des précautions contre les possibilités négatives et de veiller à ce que nous ayons des pique-niques en toute sécurité font de cette justification la raison de l’interdiction de notre droit démocratique.

Bref, le motif de l’interdiction qui nous est communiqué est totalement dénué de légitimité juridique, de nécessité et de proportionnalité pouvant s’appliquer dans une société démocratique à tous égards.

Par ailleurs, la restriction du droit de réunion, du droit de se divertir, du droit à l’unité et à la solidarité ne peut être contraire « à la parole et à l’esprit de la constitution, à l’ordre social démocratique et au principe de proportionnalité » selon l’article 13 du la Constitution. Or, l’interdiction de notre pique-nique est une limitation incommensurable de l’ordre social démocratique, à notre droit de réunion pacifique.

Parce que la première condition pour être un État démocratique est de garantir les attentes et les droits fondamentaux du peuple, et non de l’aborder avec une mentalité d’interdiction et d’assujettissement.
Cependant, avec cette décision d’interdiction, l’autorité civile a une fois de plus interdit aux habitants du Dersim l’exigence du respect de leur foi, de leur langue maternelle et de leur nature, et de leur droit de l’exprimer.

Nous déclarons et condamnons publiquement que l’interdiction continue de notre droit de nous exprimer, comme dans les années 30 et 94, est un signe illégal de mauvaise foi à notre encontre.

Nous disons assez c’est assez pour ce comportement prohibitif, assimilateur et injuste qui nous fait du bien !

Remarque : Nous organiserons notre pique-nique dès que possible. Nous voulons que nos amis qui ont des cartes d’invitation gardent ces invitations et les utilisent lors du pique-nique.

Demain à 09h00, nous ferons un communiqué de presse à l’entrée de la 6e porte de l’aire de pique-nique et dénoncerons la mentalité prohibitionniste. Nous attendons tous nos amis de Dersim et Dersim qui veulent nous donner de la force.

Les pressions et les interdits ne peuvent pas nous intimider

Fédération des associations du Dersim (DEDEF)

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Résoudre : *
30 − 22 =